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À quelques mois des municipales, le rayonnement économique des territoires est un défi stratégique pour les collectivités qui souhaitent pérenniser leur développement local.

L’étude « Le grand pari des régions » réalisée par CBRE passe au crible l’attractivité de 6 grandes métropoles (Aix-Marseille, Bordeaux, Lille, Lyon, Nantes et Toulouse) au regard de l’emploi, du développement économique, de la croissance démographique, de l’immobilier résidentiel et tertiaire. Les grandes agglomérations urbaines régionales voient leur population croître désormais plus vite (+7,5 % à Bordeaux entre 2011 et 2016) que l’ensemble de la France (+2 %) et du Grand Paris (+1,2 %). 72 % des Franciliens souhaitent d’ailleurs quitter leur région, en quête d’une meilleure qualité de vie. Elles misent sur des secteurs d’avenir et des filières d’excellence compétitives comme la santé et les nouvelles technologies, pour créer des emplois à forte valeur ajoutée : +21,5 % d’emplois de cadre des fonctions dites « métropolitaines » entre 2010 et 2015 à Nantes ; +16,2% à Toulouse, alors que le Grand Paris n’enregistre qu’une hausse de 8,3 % sur la même période.

Bordeaux a vu ses prix doubler en 10 ans

Ces deux phénomènes de croissance bénéficient directement aux marchés immobiliers : après avoir longtemps considéré les métropoles régionales dans une optique de diversification, les investisseurs immobiliers y ont aujourd’hui fortement intensifié leurs engagements (marché des investissements multiplié par 2,5 entre 2012 et 2018) ! Plus chère métropole régionale sur le marché résidentiel, Bordeaux a vu les prix de ses logements quasiment doubler en 10 ans ! Le prix médian par m2 dépasse aujourd’hui les 4 000 € pour les appartements anciens. S’agissant du marché de bureaux, Lyon (6,6 m de m2), Lille (4,7 m de m2) et Toulouse (4,5 m de m2) disposent aujourd’hui d’un parc tertiaire comparable à celui des métropoles européennes telles que Dublin (4,2 m de m2), Genève ou Lisbonne (4,2 m de m2).